Législation

Une régulation publique des pratiques commerciales

En Belgique, le Groupe porteur « Jeunes et Alcool » a réagi à la signature de la Convention en matière de conduite et de publicité des boissons contenant de l’alcool, regrettant que cette convention privée se substitue à l’adoption d’une loi contraignante pour les secteurs qui produisent, vendent ou font de la publicité pour des boissons alcoolisées. Le Groupe a rappelé ses exigences de voir interdire par la loi toute publicité pour les boissons alcoolisées dans les espaces publics (affichage, télévisions, cinémas, radio, Internet, …), la distribution gratuite de ces boissons et le sponsoring d’événements culturels, sportifs ou festifs, susceptibles d’attirer un public jeune. Il réclamait par ailleurs que les alcopops soient clairement placés au rayon des alcools dans les magasins pour éviter toute confusion avec les limonades.

Deux prises de position sont possibles :

L’une concerne l’interdiction totale de publicité en faveur de l’alcool, l’autre étant d’adopter une position ferme mais ouverte, dans la continuité de celle qui est proposée dans le Plan National Alcool 2008-2012.

Quelle que soit la prise de position privilégiée, nous revendiquons une régulation publique des pratiques commerciales, ce qui n’est pas le cas actuellement, par la création d’un Conseil Fédéral de la Publicité, organe public, transparent, traitant l’ensemble des pratiques commerciales, y compris dans les « nouveaux » médias, et au pouvoir réellement contraignant. Nous désirons inciter les responsables politiques à prendre leurs responsabilités à ce sujet, afin de définir une législation pertinente, cohérente et visible.

Il nous paraît ainsi important de mettre sur pied une réglementation plus contraignante en matière d’approche des jeunes par la publicité pour les boissons alcoolisées. Renforcer l’application du contrôle réglementaire en ce qui concerne la promotion, la commercialisation et la vente au détail des boissons alcoolisées doit également se faire si l’on veut être efficace.

En définitive, une législation claire faciliterait le travail préventif puisqu’elle permettrait aux différents acteurs pouvant jouer un rôle dans la consommation d’alcool chez les jeunes (parents, enseignants, éducateurs, etc.) de se positionner de façon cohérente et donc pertinente.