Observatoire des pratiques commerciales
Le cadeau qui vous fera boire tout seul : la pompe à bière !
Le cadeau qui vous fera boire tout seul : la pompe à bière !
Quoi de plus pénible que de devoir aller dans un bistrot, dans un café pour pouvoir boire une « vraie mousse », une bière à la pompe ? En effet, on risque bien de devoir fréquenter des inconnus, dire quelques mots au patron, supporter des discutions entre amis…
Heureusement, tout cela ne sera bientôt plus qu’un mauvais rêve. L’industrie pense à vous et vient de créer une petite merveille de technique parfaitement laide et qui encombrera votre plan de travail : la pompe à bière individuelle ! Vous pourrez ainsi, dans votre propre domicile, tout seul, dans votre verre bien à vous, vous servir cette fameuse mousse « comme au café ». Un coupe-mousse et des sous-verres (fournis gracieusement) contribueront efficacement à peaufiner l’ambiance…
Bien entendu, une fois la machine achetée, vous serez condamné à acheter les recharges de la même marque, les machines n’étant jamais compatibles entre elles. De plus, cette machine énergivore (elle consomme 70 watts à l’heure pour maintenir ses six litres de bière à une température constante de 3°) et bruyante (mais le constructeur a négligé d’utiliser cet argument, pourtant essentiel quant à l’ambiance d’un vrai café), est une joyeuse incitation à la consommation. Il faut consommer l’entièreté du fût endéans les 28 jours. Ce qui exige une régularité moyenne d’un verre par jour. L’affichage permanent de la quantité disponible permettant un « rattrapage » si nécessaire pour les distraits.
Mais là où on voit le mieux qu’il s’agit d’un produit vraiment exclusif c’est du coté du prix. Outre les 200 euros à débourser pour la machine, il vous en coûtera encore 15 euros pour le fût, soit plus de 62 centimes la chope. Rien à faire, la solitude, euh pardon… la tranquillité, ça se paye !
A quand un mini-modèle portable avec accus ?
InBev et les Brasseurs belges tentent-ils de s’acheter une image éthique ?
Vente d’alcool aux moins de 16 ans Quand le simple respect de la loi est qualifié de comportement éthique !
Une nouvelle campagne de sensibilisation relative à la consommation d’alcool par les jeunes, vient de voir le jour sous le nom "RESPECT16"[1].
Le but annoncé de cette campagne est de donner aux distributeurs d’alcool et au secteur de l’Horeca, des conseils et recommandations pour ne pas servir de la bière aux moins de 16 ans. L’idée étant de faire passer un message moins autoritaire et plus "cool" aux jeunes.
Il s’agit, a priori, d’une action très positive. L’alcool est un enjeu de santé publique important, et de nombreuses actions restent à mener dans ce domaine. Parmi celles-ci, il est en effet indispensable de sensibiliser et de former les acteurs de première ligne, dont notamment le personnel Horeca, quant à leurs responsabilités en la matière. Une information sur la législation en vigueur est tout autant nécessaire, l’interdiction de vente aux moins de 16 ans dans les débits de boissons étant encore trop souvent ignorée. Nous pouvons croire aussi que le secteur brassicole a intérêt à promouvoir une consommation plus responsable de leurs produits afin de ne pas en détériorer l’image.
Dans les faits, InBev ne se contente pas de donner des conseils aux professionnels mais se permet également de donner des conseils aux parents dans leur manière d’agir avec leurs adolescents. Si, a priori, cette initiative peut sembler louable, la forme et le message de cette campagne suscitent à tout le moins questionnement.
En effet, baser cette campagne sur le respect, sans s’attarder - et telle est sa finalité - sur l’interdiction légale de servir de la bière aux moins de 16 ans, n’est pas judicieux. En agissant de la sorte, le jeune pourrait comprendre que le débat se situe dans un cadre éthique et non dans un cadre légal. Or, la loi interdit la vente d’alcool aux mineurs, en raison des dangers évidents liés à une consommation régulière ou abusive d’alcool : conduites à risques, phénomènes de violence, relations sexuelles non protégées ou non désirées, dangers psychologiques, accoutumance,... et non parce que boire de l’alcool quand on a 15 ans : ce n’est pas "cool". L’opérateur (Inbev, et les brasseurs belges) n’adopte pas le bon ton, il stigmatise le jeune dans sa campagne, stimule l’intérêt du public au produit : le serveur excite le taureau (nous, les consommateurs) avec une bière qu’on essaie d’attraper mais qui nous échappe, et cela nous énerve. On peut dès lors s’interroger sur les effets : seront-ils contre-productifs ? D’un point de vue strictement commercial l’opérateur aurait tout à y gagner.
Dans cette action promotionnelle ce qui saute surtout aux yeux c’est que l’opérateur n’a pas la crédibilité nécessaire pour mener ce type d’action. Il est juge et partie : confie-t-on la prévention du tabagisme aux cigarettiers ? Ou la prévention des maladies aux firmes pharmaceutiques ? Autant l’opérateur est dans une certaine mesure légitime pour s’adresser directement aux professionnels du secteur Horeca, autant diffuser des messages de prévention n’est pas de son ressort. Le CRIOC, les Fedito’s Wallonne et bruxelloise et le Groupe porteur « jeunes et alcool » en Communauté française plaident pour que ce genre de campagnes de sensibilisation émane d’organismes totalement indépendants des intérêts marchands, et tout particulièrement dans le cas de l’alcool, de ceux des alcooliers.
Autre paradoxe et pas des moindres : comment InBev peut-elle faire de la sensibilisation, tout en visant de plus en plus les jeunes dans ses campagnes marketing [2] et en affirmant comme le déclare le directeur des Brasseurs belges : "Nous sommes fiers des bières que nous brassons et de l’effet positif qu’elles peuvent avoir dans la vie quotidienne" [3] On peut penser qu’Inbev cherche plus à déplacer le nécessaire débat sur la place de l’alcool dans notre société et notre économie et à occulter sa part de responsabilité dans les consommations nocives d’une partie de la population. La grande visibilité médiatique de cette action ne semble dès lors pas s’adresser au public précis du personnel Horeca, mais bien aux médias et au monde politique afin de s’acheter une image d’entreprise responsable et éthique. Alors qu’en réalité, cette entreprise, en sous-main, finance des événements sportifs, utilise des techniques pointues pour fidéliser les jeunes consommateurs (actions spécifiques pour les mouvements de jeunesse par exemple, ou via des publicités associant alcool, virilité et performances sportives « les hommes savent pourquoi », sponsoring des cercles étudiants,...) et mène dans les faits toute action pouvant augmenter son volume de vente, fidéliser sa clientèle, et garder en l’état une législation permissive, particulièrement dans le domaine des stratégies marketing.
Sentant le vent qui tourne, inbev cherche-t-il à se prémunir contre la fin de l’autorégulation du secteur des alcooliers que de nombreux acteurs en Promotion de la Santé et de la Santé publique souhaitent ?
En attendant le mois de juin et la conférence interministérielle sur le Plan d’action national alcool (PANA), réunissant les 7 ministres compétents en matière de santé, nous réitérons notre demande pour une législation univoque et mieux contrôlée et dénonçons cette action promotionnelle de diversion de la part des entreprises brassicoles réunies derrière cette campagne.
Le CRIOC , Les Fedito’s Wallonne et Bruxelloise Groupe porteur « Jeunes et alcool »
[1] http://www.respect16.be [2] Les dossiers de l’éducation aux médias n°3, Media Animations, 2007 :"Les publicitaires savent pourquoi - Les jeunes, cibles des publicités pour l’alcool" (téléchargeable ici) [3] "Responsible brasseurs", La libre, 22/05/08
Schumi : La métastase de Bob
En ce début avril 2008, les abribus de Bruxelles se sont parés d’un apparent civisme « responsable ». Bacardi et Schumacher nous conseillent « si vous sortez ce soir, prenez un taxi ». C’est sympa, on n’y aurait pas pensé tout seul. Après les campagnes « Bob » initiées par les producteurs de bière, voici la campagne « Schumi », initiée par un producteur d’alcool fort. Leur point commun : pas de sortie sans alcool (1) , beaucoup d’alcool. Votre unique responsabilité étant tantôt de désigner un Bob, tantôt de payer un taxi.
L’affiche s’adresse à nous en anglais, c’est plus classe. D’ailleurs, on est entre gens branchés, ça se voit du premier coup d’œil. Ici pas de bière populaire, ni de slogan macho, encore moins de déhanchés lascifs, rien que du haut de gamme : alcool blanc ou coquetels délicats savourés entre gens riches et responsables. Alors pourquoi une telle affiche aux arrêts de bus au lieu des pages en papier glacés des magazines de luxe ?
« L’alcool fort c’est ce qu’on boit, nous les champions » voilà la confidence adressée au petit peuple, « et d’ailleurs plusieurs verres plutôt bien remplis… ». Le but de ce type de campagne est de fixer le véritable enjeu d’identification sur la consommation d’alcool. Prendre un taxi, n’est qu’un conseil et n’est absolument pas mis en valeur puisque l’image du taxi est totalement absente et sa référence faite dans un anglais compliqué pour le commun des mortels.
Bref, cette campagne est une preuve supplémentaire que la « responsabilité » de l’industrie reste bel et bien de vendre ses produits. Même quand elle prétend, de manière hypocrite, le contraire …
(1) Cela s’applique aussi à l’industrie du tabac, cfr http://www.infordrogues.be/pdf/educ_perm/2006/reaction_id_rodin_crioc.pdf
L’industrie publicitaire lobbie le Sénat
Le Groupe porteur « Jeunes, alcool et société » adhère et souhaite vous relayer le communiqué de presse suivant :
Communiqué de presse du 1er mars 2010
Ce mercredi 3 mars 2010, le Conseil de la publicité organise un séminaire au Sénat intitulé : « L’autorégulation en matière de publicité : tendances et enjeux ». Tous les orateurs font activement partie du lobby publicitaire ou de ses activités (1).
L’ASBL Respire dénonce cette opération de lobbying industriel au cœur même du Parlement Belge, demande aux élus de réagir et invite à la création d’un registre des lobbyistes des parlements et gouvernements belges.
Le Conseil de la publicité « a pour but la promotion, la valorisation et la défense de la communication publicitaire et de sa liberté, facteur d’expansion économique. » (2). Il défend des intérêts sectoriels privés, de court terme. Le lobby publicitaire exerce une influence constante sur le monde politique pour limiter autant que possible les décisions démocratiques contraignantes qui encadreraient son développement. Le lobby publicitaire plaide activement pour son « autorégulation » aux niveaux nationaux, européens et mondiaux.
L’autorégulation bancaire, symbolisée par le « code Lippens », a montré l’étendue du mensonge sur laquelle elle reposait en facilitant la crise financière de 2008. L’autorégulation publicitaire est tout autant une chimère ; elle vise à neutraliser la force de la loi pour mieux impacter les « cerveaux humains disponibles ».
L’autorégulation, c’est demander au joueur d’une équipe de foot d’être également arbitre de la partie. L’autorégulation publicitaire est une insulte au principe de séparation des pouvoirs indispensable à la démocratie.
L’ASBL Respire :
• s’étonne qu’une telle initiative puisse avoir lieu au cœur même du Parlement et demande aux députés et sénateurs de défendre le bien commun, la démocratie, et non les profits d’une industrie particulièrement irresponsable,
• demande aux députés et sénateurs d’interpeller les hôtes de ce « séminaire » et de dénoncer la mascarade que représente « l’autorégulation publicitaire » qui accompagne systématiquement la dérégulation de la législation publicitaire.
A l’instar d’initiatives européennes et des débats qui existent dans de nombreux Etats, il est nécessaire d’ouvrir une réflexion sur la mise en place d’un registre des lobbyistes des parlements et gouvernements belges. Un tel registre constitue une étape indispensable afin de garantir un encadrement et une transparence minimale des activités de lobbying en direction des instances de décision publique belges.
Contact : Jean Baptiste Godinot – 02/534 96 37
Par ailleurs, le Groupe porteur « Jeunes, alcool et société » rappelle l’étude faite au sujet des pratiques commerciales, concernant plus spécifiquement le secteur alcool, relayée dans la brochure « Les publicitaires savent pourquoi » consultable ici.
Très tendance, l’incitation à la consommation excessive d’alcool
Quand Ricard dérape !
L’organisation dans les rues de Mons du Rallye Ricard (du nom éponyme de la marque) la semaine dernière repose une nouvelle fois la question de l’efficacité de l’auto-régulation et de l’incitation à la consommation excessive d’alcool.
Le principe du rallye estudiantin est simple et efficace : Pour 10 euros, un étudiant peut obtenir un tee-shirt à la marque Ricard reprenant le nom des sept cafés participants dont Le Saint Nicolas, Le Tambour Major, le Tango, le Bailly, Le bateau Ivre, le Pavillon Noir, L’âne barré.
A chaque café visité, l’étudiant est invité à consommer un Ricard et à faire estampiller son T-Shirt. Celui-ci rempli (mais ce ne serait pas obligatoire), il pourrait accéder à la soirée organisée par un cercle estudiantin.
Une récupération commerciale inacceptable.
Cette pratique commerciale vise non seulement à augmenter la notoriété de la marque mais aussi à inciter les jeunes adultes à découvrir la boisson dans un cadre qui pousse à la surconsommation et donc à la prise de risques.
Sur le plan marketing, la marque cherche à transformer les étudiants et les cercles étudiants en ambassadeurs de la marque. Ainsi, ces cercles tireraient un bénéfice de la vente des T-Shirts tout comme les étudiants qui pourraient, pour 10 euros, consommer au moins 7 Ricard.
Les messages véhiculés par certains jeunes montrent à loisir l’efficacité de la technique :
" Ca peut facilement servir de préguindaille vu qu’on peut acheter plusieurs T-Shirt."
" J’ai bu une fois avec Excès, et il est vachement plus sympa que Modération !"
" j’ai peut-être une solution : on bacle le T.P. et on y va ?"
"Ouuaaiisss on va se faire payer un milliard de verres par les postulants à la toge au SingSing mercredi aprem !!"
" On sera là ... et on boira tt plein tt plein"
Sur le plan de l’éthique, on ne peut que s’interroger sur les pratiques commerciales de la société Pernod Ricard Belgium et des débits de boissons participant.
N’y aurait-il pas incitation à l’ivresse publique quand on propose au moins 7 verres d’une boisson alcoolisée ? Et même si le T-Shirt ne doit pas totalement rempli pour disposer d’un sésame d’entrée au cercle étudiant, n’y a-t-il pas un risque d’incitation par mimétisme ou par bravade ?
Cela illustre une nouvelle fois tout le paradoxe existant entre les messages soi-disant responsables des producteurs de boissons alcoolisées tels « Notre savoir se déguste avec sagesse » et les pratiques commerciales pratiquées sur le terrain.
Manifestement l’hypocrisie est de mise. Les pratiques commerciales développées incitent à la consommation irréfléchie et exagérée d’alcool en proposant des boissons à des prix symboliques. Le CRIOC vient de déposer plainte auprès du JEP (Jury d’Ethique Publicitaire).
Vers l’interdiction de la publicité et des pratiques commerciales en matière d’alcool
Déjà en 2007, des acteurs de la prévention, le Groupe porteur "Les jeunes et l’alcool" et le CRIOC avaient dénoncé ces pratiques commerciales inacceptables . Aujourd’hui, une fois encore, le secteur a dérapé. Et face à ces pratiques inacceptables, nous demandons aux autorités de prendre leurs responsabilités et d’interdire toute publicité et pratiques commerciales en faveur des boissons alcoolisées.
Les signataires
Le CRIOC et le Groupe porteur "Jeunes, alcool et société" : Citadelle, Fédération des Centres de Jeunes en Milieu Populaire, Fédération des Etudiant(e)s Francophones, Groupe RAPID, Infor-Drogues, Jeunesse et Santé, Latitude Jeunes, Ligue des Familles, Prospective Jeunesse, Union Nationale des Mutualités Socialistes, Univers Santé, Alliance Nationale des Mutualités Chrétiennes.
Outox nous intoxique !
Outox, la boisson "miracle" qui réduirait le taux d’alcool dans le sang et la gueule de bois après son ingestion qui fait son apparition à travers un large buzz bien orchestré par la marque sur le net et dans nos médias (et ce n’est pas le fruit du hasard) s’apparente tout-à-fait à de la poudre de Perlimpinpin.
Il n’existe aucune preuve scientifique qui soutiendrait l’efficacité de cette potion magique. Bien au contraire ! Le Crioc a fait l’état des lieux quant aux recherches scientifiques existantes sur le produit : "Une étude scientifique menée par l’Institut de Médecine Légale de l’Université d’innsbruck en Autriche conclut que Outox n’augmente pas le taux d’élimination de l’alcool absorbé (Outox does not increase the alcohol elimination rate) mais permettrait uniquement une absorption gastrique plus lente de l’alcool (selon le profil des individus) et que l’allégation de santé associée au produit ne peut être prouvée du point de vue scientifique. Bref, un grand coup de bluff pour pas grand chose." Cela signifie donc que l’alcool sera bel et bien absorbé dans le sang. Il en est de même quant à l’élimination de l’éthanol : à titre de comparaison, là où il faudrait une heure pour éliminer un drink, il en faudrait 55 minutes grâce au fameux produit "miracle". Pas de quoi pavoiser donc !
Ce qui est sûr, cependant, c’est que la promotion de ce produit contribue une nouvelle fois à une évolution regrettable, à savoir l’incitation à boire, la banalisation de comportements extrêmes en matière de consommation d’alcool et des risques qui en découlent.
Une fois de plus, c’est bien beau que le monde adulte (en général) se plaigne de la consommation d’alcool des jeunes mais à travers ce nouvel exemple de dérapage commercial, ce sont aussi les adultes qui inondent les jeunes de publicités et maintenant de boissons pour, soit disant, atténuer les effets de l’alcool. L’incohérence des messages envoyés aux jeunes est à nouveau flagrante.
Il est maintenant urgent que l’industrie se responsabilise plutôt que de s’enrichir sur le dos des consommateurs et se taire dans toutes les langues quand ces derniers sont accablés pour leurs "dérives". Les publicitaires et les alcooliers sont les rois pour trouver le slogan ambigu qui ne pourra pas être attaqué par leur propre code de bonne conduite (seule l’autorégulation existe en Belgique) mais qui sera malgré tout bel et bien interprété comme une incitation à boire de l’alcool.
Cette pratique consiste bien plus à se faire de l’argent sur le dos de consommateurs crédules que de participer à réduire les risques d’une consommation abusive. Il n’existe pas de vigilance et de bon sens en canette. Seules les mesures de prévention et de promotion de la santé peuvent contribuer concrètement à la réduction des risques et à la responsabilisation des consommateurs.
A nouveau, ce dérapage met en évidence toutes les limites de l’autocontrôle des pratiques commerciales en Belgique. Il est temps de réagir ! Notre pays doit se doter d’un organe public, transparent et au pouvoir réellement contraignant pour observer, contrôler et sanctionner les pratiques commerciales et publicitaires douteuses.
Le Groupe porteur "Jeunes, alcool et société".
Contact : Martin de Duve, porte-parole
martin.deduve@uclouvain.be
010/47 33 74
0478/20 63 77



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